Vous avez déjà rêvé de requins avec des lasers sur la tête ? Moi non plus.
Sauf qu’à la place des requins, c’était des gens, à la place des lasers, des implants neuraux, et à la place de moi non plus c’était moi aussi.
Non parce que bon plus j’étudie l’IA et d’une part moins je comprends ce que c’est, et d’autre part plus je maîtrise les probas. Et donc je me suis dit, ce serait cool que les gens aient des espèces d’implants neuraux, sauf que par implants neuraux je veux dire cerveaux robotiques et par gens je veux dire robots.
Alors ok les robots c’est cool, ça danse sur des tables, ça se pète la gueule dans les escaliers et ça visite mon blog beaucoup plus souvent que des humains, mais pourquoi ce serait cool qu’ils aient des cerveaux robotiques ? D’une part parce ce que c’est ce qu’ils ont déjà étant donné que de toute façon l’expression ne veut rien dire, et de l’autre parce que des robots intelligents ça pourrait faire plein de trucs chiants que les humains répugnent à faire, rendre visite à la grand-mère, nettoyer la fosse septique, voter pour les verts, des conneries dans le genre.
A partir de là normalement vous commencez à vous douter que je n’ai rien à dire, mais quel droit aurions-nous de traiter de la sorte des robots ? Presque aussi intelligents que les hommes, ils deviendraient l’égal de la femme et devraient dès lors avoir le droit de vote. Plus intelligents que l’homme, ils partiraient étudier Chine et se mettraient à écrire des billets de merde pour passer le temps après avoir rendu des devoirs de 17 pages. Puis ils créeraient des robots plus intelligents qu’eux, et ainsi de suite jusqu’à arriver à des robots incroyablement intelligents, capables d’expliquer le succès de radiohead et de construire des vaisseaux pyramides avec bouclier électromagnétique. C’est ce qu’on appelle la singularité technologique, et on fonce droit dedans, à moins bien sûr que ça n’arrive jamais auquel cas on ne fonce pas droit dedans. Mais dans le doute, on va dire qu’on fonce droit dedans. Et c’est bien ? Autant dire que si ça arrive, l’Homme sera complètement largué et ne servira plus à grand-chose à part à rire, ce qui est le propre de l’Homme, et faire joli pour certain(e)s. Perso si on vote je suis pour à 70 pourcents jusqu’à preuve du contraire, parce que ça a l’air cool comme ça et que j’ai pas envie de chercher plus loin même si sûrement c’est pas aussi cool que la pub le dit.
Enfin bon c’est pas mon tuteur qui va nous y pousser, dans la singularité. Je lui ai dit que ce qu’il avait fait depuis cinq ans, c’était de la merde inutilisable, et que j’allais tout refaire, en mieux. Il m’a dit que ouais, j’avais trop raison, et qu’en plus j’étais un mec génial. Là tac je l’enchaîne, genre « je t’échange 2 pogs brillants contre 3 esclaves undergrad », il me dit tope-là. Et donc sous peu j’aurai des esclaves undergrad pour coder mon projet de recherche, et je pourrai tranquillement me dorer la pilule au soleil de Pékin. Bon ensuite je lui dis « ouais, tout ça, les bridés c’est cool mais je connais qu’un seul modèle » et là direct il me sort que je vais aller au Japon l’année prochaine pendant quelques mois, voir à quoi ressemble un bridé avec de l’argent. Moi je dis ok.
Enfin bon comme dirait Kasparov, les robots c’est de la merde, ils nous les cassent.
15 novembre 2007
Un petit état de l'art de l'IA
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Chris
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28 octobre 2007
Mac Geekver
Etant donné que je me les gèle dans ma chambre, et que le chauffage ne sera mis en route que début novembre dans les résidences, je me suis créé un chauffage à base de lavabo.
L’idée est simple : l’eau s’écoule dans le lavabo – échangeur thermique, refroidit en réchauffant l’atmosphère de ma pièce, et est évacuée.
J’ai réglé le débit de sorte que l’eau ne s’écoule que par le bas, pour ne pas évacuer l’eau venant d’arriver par le trou anti-débordement. Le bouchon au fond du lavabo n’est pas hermétique, et c’est son débit de fuite qui définit donc le débit du robinet, pour que la quantité d’eau contenue reste stable dans le temps.
J’ai mesuré avec un verre et ma montre le débit ainsi obtenu : 27.7 litres par heure.
A vue de nez, l’eau a le temps de refroidir de 20 degrés entre son arrivée et sa sortie, ce qui est honnête, si c’est le cas (je n’ai pas de thermomètre).
Au final, tous calculs faits on atteint une puissance dissipée d’environ 650 W, ce qui équivaut à un petit chauffage d’appoint.
Bon il faut prendre en compte le fait qu’en fait l’eau n’est chauffée dans la résidence qu’à horaires bien déterminées, et qu’au final le système n’est utilisable que 7h par jour en théorie (et en pratique encore moins vu que je ne vais pas me lever à 7h du mat pour mettre le ‘chauffage’).
D’aucuns diront que ce n’est pas écologique. A quoi je répondrai qu’en effet, ce n’est pas écologique.
Nous n’avons pas le droit d’installer des vrais chauffages dans nos chambres à cause des ‘risques d’incendies’, alors je pense que si ça continue je vais acheter un bon vieux pentium 4, l’overclocker et le faire tourner toute la journée sur World Community Grid, ça me fera un chauffage plus utile.
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Chris
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23 octobre 2007
Sondage de société : que pensez-vous des tueurs en série mexicains cannibales zoophiles pratiquant la sorcellerie ?
Perso je suis contre.
Sinon moi ça va, je ne travaille que 17 heures par jour, et je vais me fouetter vigoureusement pour me punir d’avoir passé 5 minutes à pondre ce billet.
Youtube est maintenant bloqué en Chine, et Dumbledore est gay.
Rien d’autre à signaler.
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Chris
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17 septembre 2007
Titre humoristique
Ouais, salut.
Donc voilà, Tsinghua University, là où l'élite du monde de demain et les chinois boutonneux d'aujourd'hui ne font qu'un.
Là à droite sur la photo que j'ai eu la flemme de prendre, vous pouvez voir les résidences des étudiants étrangers, 6 tours de 11 étages. Les étrangers sont quantité négligeable ici.
Et le petit point rouge, c'est ma chambre vue de dos, petite mais tout confort, i.e. sans cafards, rats ni colocataires.
Tandis que je m'inscrivais et séchais les conférences en chinois, mes petits camarades de promotion commençaient à travailler au laboratoire, à raison de 15 heures par jour. Les cours commencent demain, et j'ai donc déjà cumulé 210h de travail de retard, sans compter les vacances d'été bien sûr.
L'air est toujours aussi pur, et laisse passer assez de rayons solaires pour permettre de distinguer jour et nuit sans trop de problèmes, excepté aujourd'hui, où il faisait nuit.
Je continuerai à raconter ma vie sur ce blog, à raison d'un billet tous les six mois, ou plus si je me sens audacieux.
Sur ce,
A bientôt.
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Chris
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29 mai 2007
OMFG !!!!!
Ce soir j’étais en train de lire du Kant en v.o, ou jouer à FreeCell ou un truc dans le genre quand tout à coup un truc attire mon attention. CNN tournait en fond sonore, parlant d’un tueur de chiens en série, en action depuis 1990, qui posait de la nourriture empoisonnée un peu partout et que des hippies bourrés de crack envisagent d’attraper en se déguisant en buisson et répandant la nouvelle sur CNN pour toujours plus de discrétion. Je ne m’étendrai pas sur mon admiration sans borne pour ce génie, parce que c’est mal de tuer des clébards débiles et que je ne voudrais pas que les gens me prennent pour un monstre sans cœur, donc disons que j’étais profondément choqué par la cruauté de ces actes horribles, honteux ma bonne dame.
Bref, le reportage se termine, la présentatrice reprend la parole, et là, en direct, elle déchire ses vêtements et se met à danser sur la table. J’étais choqué, et je me suis évidemment jeté sur la télécommande pour éteindre la télé, mais les piles étaient mortes et je me suis retrouvé forcé de regarder ce spectacle obscène, comme hypnotisé, paralysé par le dégoût.
Et sinon en vrai, la présentatrice enchaîne : « Et j’espère que le coupable sera retrouvé et puni, étant donné que mon propre chien a été victime de ce criminel. »
How unprofessional ! J’ai été choqué, surtout au moment où elle n’a pas déchiré ses vêtements et s’est contentée au contraire d’enchaîner sur le sujet suivant.
C’est comme dans tout bon film américain, quand ça devient personnel, le flic est déchargé de la mission et continue quand même, résout l’affaire, tue le méchant et délivre sa famille retenue en otage, est blâmé en public par son supérieur pour avoir continué quand même, même si en privé ce même supérieur, le noir avec des lunettes, lui dit qu’il comprend mais qu’il peut pas le couvrir, ensuite le mec est mis en retraite anticipée et plonge dans l’alcoolisme jusqu’au film suivant. Mais non, rien de tout ça ici, Gertrudine étale sa vie privée à l’antenne et tout le monde s’en fout.
Je suis encore sous le choc.
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Chris
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17 mai 2007
Le guerrier.
Il est là, dans la nuit, se pourlèchant les babines à l’idée de son festin sanglant tout proche maintenant. Il est ivre de puissance, le monde lui appartient, tremblez, fous que vous êtes, du haut de son bout de mur il l’a compris à l’instant, rien ne pourra plus lui résister, jamais. Tant de temps passé à l’entraînement, tellement de sacrifices pour en arriver là. Nombreux sont tombés avant lui, les faibles, ils ne méritaient pas de vivre. Mais là où tant ont échoué, lui ne faillira point. Il est le meilleur. Génération après génération, sans ancêtres se sont battus pour survivre, se reproduire, éliminer tout défaut. Il est la quintessence du guerrier, le bras droit de la mort, il est l’Omega.
La pièce est calme maintenant, le calme avant l’orage. Il fait le vide.
« Souviens toi. La volonté guide la patte vers son but, elle et rien d’autre. Ta volonté est acier, ton cœur est pierre. Telle est la voie, celle là et celle là seule. »
Le vide chasse les dernières pensées, il ne fait plus qu’un avec la pièce, un avec l’univers. Il connaît, il ressent chaque atome autour de lui, comme une partie de son être, et aucune molécule n’échappe plus à sa conscience flottant au milieu du vide. Il est Tout. Au loin, il entend encore résonner dans sa mémoire les paroles prononcées un instant auparavant, mais elles ne veulent plus rien dire. A quoi bon le pouvoir ? A quoi bon la vanité ? Il est, et cela lui suffit désormais. Mais la mission attend. Il prend son envol.
Approche de routine, la cible ne se doute de rien, bien sûr. Pauvre chose innocente. Un survol, un deuxième. C’est presque trop facile. Un mouvement, repli de routine. Ca va être un jeu d’enfant. La mission, rien d’autre que la mission. Toute pensée est superflue. Un flash, une petite maison au bord de l’eau, des enfants qui jouent. Il le sait, un jour, tout cela sera à lui. L’instant de bonheur est fugace. Rester concentré. Il essaie de maintenir le vide qui vacille. Son père, avant l’accident, le dernier regard qu’il lui jette. Pourquoi penser à cela, pourquoi maintenant ? Aujourd’hui, le héros sera vengé. Non, le vide, faire le vide. La mission bon sang, rien d’autre ne compte. Mais le vide s’en est allé. Si près du but, les émotions remontent et éclatent comme des bulles. Il la revoit, revoit son visage. Bientôt, mon amour, bientôt, mais pas encore. La mission. Des visages, des noms, tant de destins croisés, tant d’espoirs en lui. Je ne vous trahirai pas. Je ne vous mentirai pas. Je ne vous décevrai pas.
Ses organes internes explosent en un instant tandis qu’il se vide et se démembre. Perdu dans ses pensées, le coup l’a surpris. Je t’aimerai toujours, sa dernière pensée avant que l’ombre ne gagne. C’est la fin.
Dans tes dents, moustique de mes deux. Tu n’es pas le premier à tâter de mon bouquin de cours, et tu ne seras pas le dernier, que cela serve de leçon à ta regrettable race, hahaha. Leçon, bouquin de cours, calembour. Drôle.
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21 mars 2007
Réflexion profonde
Imaginez une machine connaissant tous les paramètres de l’univers. Cette machine est a priori capable de prédire un évènement futur, du moins à cours terme, en appliquant les lois de la physique connues dans le volume nécessaire. Et a fortiori il peut modéliser assez facilement le comportement d’un calculateur très simple. Maintenant, imaginez que ce calculateur ne serve qu’à une chose : ajouter 1 à son entrée. Et que son entrée soit reliée à la sortie que la machine visionnant le futur, celle-ci étant égale à la sortie prédite sur le calculateur.
Maintenant, imaginez qu’un hamster dans une roue alimente l’ensemble du dispositif, et que l’entrée du hamster soit reliée à la sortie du calculateur. La force de Coriolis appliqué sur la roue ne pourrait-elle point être utilisée comme source d’énergie ? La réponse est non.
Ce n’est pas intuitif, mais posez le calcul, et vous verrez.
PS :
SPRING BREAK @ CALIFORNIA BABYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !!!!!!!!!!!!!!!!!
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