07 octobre 2005

Et pourtant c'est pas le Texas...


Ah, la Floride ! Ses plages, ses camps de vieux, son soleil généreux. Et ses justiciers anonymes. Le prix Nobel en puissance Jeb Bush, frère du bien aimé George W, et gouverneur éclairé de l’état de Floride, a en effet décidé de ratifier la loi permettant à ses administrés à faire usage de leur arme dans les lieux publics en cas de ‘menace’, l’interprétation du terme menace étant laissée à la discrétion de l’honnête citoyen. La différence avec la légitime défense ? Dans le cas de la légitime défense, l’utilisation de l’arme n’est qu’un recours extrême toléré seulement lorsque toutes les solutions, la fuite par exemple, se sont avérées inefficaces. Au contraire, la nouvelle loi permet de tirer n’importe quand, pourvu qu’il y ait ‘menace’. Que dire, sinon bravo ? Le bon citoyen Américain, l’ami du Bien, se voit enfin, petit à petit, muni des outils nécessaires à l’élimination des agents du Mal, et à l’augmentation de sa sécurité personnelle. Bien sûr, il y aura des dégâts collatéraux, du bitume moucheté de cervelle pour un regard louche et des noirs tués dans le doute, mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Prévenantes, les autorités ont toutefois commencé à largement informer les touristes, afin d’éviter tout réflexe de survie malheureux. Première précaution, marchez toujours avec les mains bien en vue, de préférence sur la tête, et évitez les passages sombres. Adoptez un sourire niais mais pas trop, et évitez tout mouvement brusque. Bien sûr, arborez toujours un tshirt ou une casquette ornés du drapeau américain ou du logo de la NRA. Et évitez enfin le plus possible la proximité des autochtones, et surtout ne leur parlez jamais. Si vous respectez toutes ces précautions, vous aurez des chances non négligeables de survivre, pour rentrer ensuite raconter le combat Python vs Alligator auquel vous aurez assisté dans les Everglades.

Y’a pas à dire, ils ont 10 ans d’avance.

05 octobre 2005

BD

Inspiré par cet excellent site, j'ai créé une petite BD vite fait (enfin vite fait...).
Oui je sais c'est moche, mais je sais pas faire mieux !

[clic pour agrandir]

PS : je n'expliquerai pas, je déteste expliquer mes blagues.

03 octobre 2005

Les cons

On a beaucoup exagéré les cons. Les pires horreurs ont été dites sur eux, parfois inspirées de faits réel, peut-être, mais des faits amplifiés, déformés dans le seul but de calomnier et de discréditer le con. Mais le con n'est pas si facile à cerner. Il échappe la plupart du temps à la caricature, pour mieux sauter dedans à pied joints quand il sent son heure venir. Il donne dans le subtil, le flûté dirais-je. En véritable artiste, il surprend le spectateur, le ballote, l'emporte au fil de son oeuvre de dentelle et de soie, toujours guidant mais jamais forçant. Voilà donc le con, amusant et attendrissant aussi. Tant mieux d'ailleurs, ne dit-on pas qu'on est tous le con d'un autre ?

Mais le sujet qui m'amène aujourd'hui est quelque peu différent. En un temps tourmenté, au crépuscule du monde, vivaient les premiers cons. Et la vie n'était pas rose pour eux. Dans ce monde naissant, rongé par d'acides pluies et des vents mauvais, la vie des cons était un combat de tous les instants. Des créatures vivant sur cette terre hostile, ils ne savaient pas grand chose. Quelques informations glanées à droite et à gauche bien sûr : la plupart des bestiaux avaient des becs, des griffes et des crocs énormes, en plus d'afficher un penchant certain pour l'étripage déchiquettation. Pas de quoi écrire un bouquin toutefois. C'est sans doute cette méconnaissance profonde du milieu qui permit l'enchaînement dramatique d'évènements que je m'en vais vous compter.
Une nuit noire et froide comme les autres, le village des cons dormait d'un sommeil profond. Aucun guet, aucune barrière, aucun fossé ou autre ne séparaient le village du monde hostile et inconnu à l'extérieur, mais dans un village de cons... Sous la clarté blafarde de la lune se mouvaient dans un silence relatif deux silhouettes massives, errant parmi les yourtes en peau de bouquetin. Deux orques. Ils flairaient l'air de leur groin, semblaient chercher quelque chose dans la pénombre. Un bruit mat, bientôt suivi d'un second virent troubler le silence. Puis plus rien. Ce n'est qu'au lendemain que la tribu réalisa l'horrible vérité : on avait enlevé le couple Dugland.
Par manque de chance, les Dugland ne furent pas dépecés par les orques. Ceux-ci agissaient en effet sous les ordres d'Evilos, le mal absolu. Les Dugland furent torturés longtemps, très longtemps. Une éternité. Ils perdirent toute humanité et tout souvenir de leur vie passée, leur âme corrompue à jamais. Ils furent ensuite élevés comme du bétail, se multipliant à foison pour constituer une armée qui aurait dû rentre Evilos maître de la Terre plein-Centrale. Pour l'anecdote, Evilos fût vaincu par un nabot alcoolique et boiteux. Mais la race créée subsista. Elle apprît à jouer du Tam-tam, à faire de la télé, et plein d'autres choses intéressantes. Ainsi étaient nés les gros cons.

Si le con fait dans le fil de soie, le gros con fait plutôt dans le câble d'amarrage, ou dans le hauban. Que ça passe ou pas, il s’en cogne, il élargit, il défonce, à la Neandertal. Et c’est avec ce genre de gros con que j’ai fait connaissance ce matin, par bruit interposé. En effet, à 2h30, poussé par une pulsion primale sans doute, notre gros con sort le Tam-tam (oui il faut suivre, j’ai dit qu’ils jouaient du Tam-tam). Bon, patience, ça va passer. Un lundi matin à 2h30, personne n’est con au point de faire du bruit comme dix en résidence bien longtemps. C’était sans compter le très haut niveau de…cette forme de vie. Surentraîné le gars, un vrai champion du monde. 35 minutes, qu’il a tenu. Moi aussi d’ailleurs, puisque quand la musique s’est arrêtée, j’étais dehors en pyjama pour essayer de localiser la source. La prochaine fois peut-être. Merci Evilos !

27 septembre 2005

SPAM

Vous avez peut-être constaté que l'ajout de commentaires ne peut désormais plus se faire sans avoir préalablement recopié à la main un code, ceci pour empêcher le SPAM dont je suis de plus en plus victime de prendre des proportions.

7 messages à la con en moins de 30 minutes, ça risque de vite dégénérer. C'est là qu'on regrette de ne pas avoir un petit réseau de PCs zombies sous la main pour DDoSser à l'ancienne les sites vantés par ces messages de merde.

Voilà, désolé pour le désagrément, mais de toute façon vos commentaires n'étaient pas si intéressants.

Les dangers de la rentrée...

...ou peut-être des vacances ?

Voilà donc un nouvel article de ma grande série à thème "les dangers de...", série d'investigation socio-psychologique inspirée de faits réels.

La rentrée engendre de nombreux désagréments à l'étudiant moyen, dont la reprise des cours, qui n'est pourtant que la partie visible de l'iceberg. Une somme de petits tracas viennent gâcher la vie paisible et harmonieuse de l'étudiant gracile et alerte, aimant gambader dans la nature généreuse s'épanouissant dans de ce trou de verdure où chante une rivière accrochant follement aux herbes des haillons d'argent, où le soleil de la montagne fière luit, ce petit val qui mousse de rayons. (alors, ça vous la coupe hein les synesthètes des mes deux). Parmis ces petits tracas, le réveil matinal. Plus moyen de dormir tranquille le matin ! On dort toujours, mais avec un sentiment de culpabilité. Un vrai drame des temps modernes.
De plus, du fait du manque d'entraînement babyfootbalistique durant les vacances, nombreuses sont les mains redevenues aussi faibles et aussi peu cornées que celles d'un nouveau né. Les ampoules et autres arrachements cutanés sont alors nombreux, et donc les arrêts pour cause d'inaptitude à l'utilisation de l'outil de travail.
Je me suis vite réacoutumé aux pates à l'eau par contre, c'est comme le vélo...

Pour conclure je dirais donc qu'ayant constaté que les chinois en master of science avec lesquels je partage un cours d'électronique numérique ne savent pas ce qu'est un Pentium, je peux affirmer avec certitude que la Chine est un pays sans avenir.

Si vous avez apprécié ce billet ne prenez pas la route.

23 septembre 2005

M6, NRJ, une certaine idée de la qualité


S'il y a bien une chose qui m'énerve, qui me donne même parfois une irrépressible envie de massacre, c'est bien le raccourcissement de morceaux de musique dans le but de pouvoir placer plus de pub, technique infâme que pratiquent sans vergogne NRJ et M6, et sans doute d'autres.

Quelle idée aussi d'écouter NRJ, radio dont la particularité est de diffuser plus de pub que de musique (et j'exagère à peine !) ? Eh bien à l'époque, j'étais jeune, j'étais fou, mes cheveux volaient au vent. Et je croyais que quand un morceau passait à la radio, il passait entièrement. Alors bien sûr, je ne parle pas des animateurs élevés aux hormones qui se permettaient souvent de gâcher le début et la fin des chansons voire plus, ce qui en soit est déjà assez insupportable (mais le concept même d'animateur radio m'est insupportable en fait), mais bien de morceaux entiers de chansons enlevés, sans doute pour maintenir le quota de chansons passées tout en passant plus de pub. Les ladres accusaient sans doute déjà une certaine expérience de la chose à l'époque, puisqu'il faut reconnaître que les coupures étaient en général bien faites. Ne connaissant les morceaux par leur biais, je me laissais berner, innocent que j'étais ! Mais le subterfuge a ses limites. J'ai bientôt découvert qu'aux heures de faible écoute (ou la pub est moins chère donc), les chansons avaient des passages entiers en plus ! Imaginez Solaar pleure par exemple, et bien aux heures de grande écoute ils se permettaient rien moins que de l'amputer de son dernier couplet, enlevant là une grande partie du sens et de l'intérêt de la chanson, mais permettant à Auchan de se payer 35 secondes de "temps de cerveau" en plus. Dans la tribu de Dana, c'était encore plus vicieux et insupportable : ils enlevaient des phrases quasimment au hasard, sûrement celles qui permettaient de faire le meilleur "collage"...et j'en passe.

Dans la même veine, j'ai il y a peu eu le bonheur de petit-déjeuner devant M6, au moment ou passait une émission assez minable dont je n'ai pas retenu le nom. Le principe ? Faire appeler un numéro surtaxé. Leur couverture ? Une émission diffusant des clips. Bien sûr, nul besoin de ces deux animateurs microcéphales dans une émission de clips, une diffusion continue suffirait largement. Et oui, mais il faut bien escroquer le pigeon, il ne va pas se plumer tout seul. D'où donc les deux animateurs ultra lourds, dont la seule tâche consiste à convaincre par tous les moyens possibles le télespectateur d'appeler un numéro grassement surtaxé pour gagner une somme mirifique... 5 min de bassinage entre chaque clip à ce que j'ai pu voir, mais je ne pourrais pas être formel, n'ayant pas tenté de regarder plus d'un "intermède". Et le clip justement, parlons-en. Il s'agissait de l'excellent clip de Tripping, de Robbie Williams, que je conseille à tous rien que pour le bébé qui chante. Eh bien M6 nous a généreusement permis d'en voir 2min30 sur un peu plus de 4 min ! Retour au plateau en plein milieu de la chanson, et les animateurs en mode ultra-foutage-de-gueule qui enchaînent comme si le clip finissait de cette façon.

La pub oui, à condition que ça reste un moyen pour proposer du contenu de qualité plutôt qu'un but pour lequel on sacrifie cette même qualité.

19 septembre 2005

Le progrès...

La sortie de Windows Vista approche, et déjà de nombreuses critiques à l'égard des ressources probablement demandées par l'OS fusent. 1 Go, voire 2 de RAM ? 3 Ghz ? Une carte graphique avec au moins 128 Mo ? Mais c'est un scandale ! Ou pas.

Cette config musclée est vivement conseillée pour ceux qui voudront utiliser la nouvelle interface avec transparence et effets dans tous les sens, ce qui ne sera pas obligatoire. Mais il me semble normal que l'interface d'un système d'exploitation évolue avec le temps pour devenir plus agréable, même si ceci ce fait au prix d'un demande en ressources plus forte, celle-ci accompagnant l'évolution du matériel. Certes il existe des émules de la bonne vielle barre grise et des boutons carrés, arguant souvent de l'inutilité des effets graphiques modernes. Mais il y a bien longtemps que l'informatique a dépassé le statut de simple outil. Et de plus, qu'est-ce qui empêche un outil d'être fonctionnel tout en étant agréable à l'oeil ? Franchement, je soupçonne beaucoup des gens décriant le "style playmobil" de faire preuve d'une nostalgie déplacée ou de le faire pour suivre le troupeau. Bien sûr chacun ses goûts, et certain n'aiment tout simplement pas, mais j'ai du mal à croire que parmis tous les thèmes existants seul le thème win98/IceWM trouve grâce à leurs yeux.

L'aspect de qualité visuelle n'est pourtant pas à négliger, que ce soit pour l'interface utilisateur d'un système d'exploitation ou pour de nombreux objets de la vie courante. Question de marketing ? C'est sûr, MS aurait du mal à vendre un Vista sans amélioration de l'interface visuelle, étant donné que c'est la première chose que l'utilisateur voit, au même titre que fiat a eu du mal à vendre sa multipla (dont le design avait pourtant remporté le premier prix du festival de peinture à la bouche de Trouville). Mais ce n'est pas à mon avis la seule raison. Il est quand même beaucoup plus plaisant, à fonctionnalités égales, d'utiliser une jolie interface avec des effets graphiques aguicheurs qu'une interface minimaliste, moche et grise. C'est de toute façon le sens du progrès, des interfaces de plus en plus jolies avec toujours plus d'effets pas toujours utiles, mais augmentant l'agrément d'utilisation.

C'est bien beau tout celà, il va falloir racheter une machine monstrueuse pour en profiter...à quoi bon toute cette puissance ? C'est une des choses que je rencontre souvent en commentaire d'annonces technologiques... l'ADSL 2, le VDSL etc... pourquoi faire ? Les double core et plus, les gigaoctets de RAM, les diques durs de 300 Go et plus...il y a toujours quelqu'un pour sortir que ça ne sert à rien. Pour l'anecdote, la vendeuse de la boutique dans laquelle j'avais acheté mon disque dur de 300 Go (pas très répandu à l'époque) m'avait demandée très étonnée ce que je pouvais faire de tant de capacité. J'ai rempli le disque depuis. Le fait est que le matériel répond aux besoins des logiciels, qui exploitent la puissance supplémentaire disponible pour offrir des possibilités jusqu'alors inconnues, et qui se mettent à nécessiter plus de ressources matérielles pour un fonctionnement souple, etc... Jamais depuis le début des progrès du matériel informatique ceux-ci ne se sont révélés inutiles, ils ont toujours été exploités pour offrir des contenus plus riches à l'utilisateur, je ne vois pas pourquoi cela changerait. Microsoft, avec ses spécifications élevées (pour utiliser les options les plus gourmandes) ne fait au final que suivre la tendance du secteur et exploiter les possibilités offertes par la puissance du matériel prévisible à la sortie de Vista.

Il est bien loin le temps où Bilou nous prédisait que 640 kilo-octets de mémoire vive suffiraient à chacun.