20 février 2007

Le jeu de la vie


Une conspiration judéo-maçonnique sous couvert de lobby pétrolier avait voulu me faire taire en supprimant le bouton ‘nouveau message’ de l’interface de ce blog. N’écoutant que mon courage, je m’engageais alors dans un combat sans merci pour la liberté, le courage, la gentillesse et la défense des petits animaux.
Aujourd’hui, ce combat prend fin, et la vie peut reprendre ses droits.

La vie justement, parlons-en. Ne vous est-il jamais arrivé de vous retrouver avec deux congénères et d’être alors pris d’une irrépressible envie de vous reproduire ? Pourriez-vous survivre si les cases autour de vous ne comportaient pas 2 ou 3 individus ? Et bien le jeu de la vie, c’est pareil.

N’écoutant que mon envie de gâcher ma vie, je décidais il y a peu de coder un widget simulant le jeu de la vie. Et le voilà.

En haut à droite, vous pourrez donc faire défiler divers trucs inutiles à partir du compteur d’anniversaire en cliquant sur les petites flèches gauche/droite, jusqu’à arriver au fameux jeu de la vie.

Voilà, à dans 2 mois.
Et mort aux petits animaux.

03 janvier 2007

Joyeux 3 Janvier.

Je vous souhaite à tous un très bon 3 Janvier 2007. Que celui-ci soit rempli de bonnes choses, qu’il ne vous arrive rien de mal, que vous soyez heureux, et que vous joigniez le monde dans une folle farandole de fraternité joyeuse, que vos souhaits les plus chers se réalisent, que l’extase vous emplisse et que votre esprit s’envole vers les cieux emplis de colombes et d’anges tout nus.

Et puis tiens, je déborde tellement d’amour et de joie que je vais même vous faire un horoscope. Tirez mentalement un nombre aléatoire entre 1 et 10, suivant une loi uniforme.

1 - Vous allez vous faire dévitaliser une dent. Ce sont des choses qui arrivent, sautez en 3.
2 – Essayez de mettre l’accent sur l’écoute de votre entourage, vous pourriez être surpris des résultats obtenus. Et vous avez un cancer à évolution rapide.
3 – Le flux d’énergie des planètes vous sourit, croquez la vie à pleines dents.
4 – Un peu de persévérance pourrait vous mener très loin, même bourré et relou, les filles adorent ça.
5 – C’est le jour idéal pour les changements, ne vous laissez plus faire, réagissez ! Cassez la gueule à une vieille.
6 – Vos muqueuses sont légèrement irritées, rincez abondamment à l’eau tiède et sachez faire preuve de patience, après la pluie, le beau temps.
7 – Tout va bien, vous êtes un être humain génial, ou même simplement une fille callipyge. Vous avez plein d’amis.
8 – Vous gagnez le dernier prix du concours de beauté : recevez une dose de ghb, et sautez en 4.
9 – Mercure et Vénus en convergence opposable avec subtil rabattement flexif, vous allez perdre le cure-dent de votre couteau suisse.
10 – Au terme d’une dramatique succession d’évènements, vous vous retrouvez à danser sur une table en string fendu dans un bar gay. Prenez la chose avec humour, et sautez en 6.

Encore une fois, tous mes vœux de plénitude les plus sincères à votre endroit.

Bises,

Chris.

25 décembre 2006

Joyeux Noël

Chers blogo-lecteurs de mon blogorat, je sais que cette année, la mode est à "Joyeuse Nowyel", mais je préfère la jouer old fashion, avec ce rébus qui m'a occupé 1 bonne seconde (vive www.tututu.net/blog).

Mais pour vous prouver que je ne me fous pas de la gueule du monde, je vous offre en sus une grille de ressorts aux couleurs du père-noël.









Non, vraiment, ça me fait plaisir.

15 décembre 2006

Zen

Ambiance zen dans le studio, Mickey 3d en fond sonore.
« …peur, le monde est une vallée de larmes… »
17h, presque nuit déjà, bientôt les 3 étoiles visibles du ciel pékinois s’accrocheront à la tenture céleste.
« …misère, la puanteur des charniers fumants… »
Il y a quinze ans de cela, la nuit, le ciel se couvrait d’étoiles.
« …dans d’atroces souffrances, mais la mort est douce, et… »
La nuit était calme, les jours étaient beaux. Les enfants jouaient dans les rues.
« …petits corps mutilés, les pédo-nécrophiles accourent en masse… »
Horacio était de ceux-là. Il a mon âge, et me raconte une ville d’un autre temps. Une ville sans voitures, une ville silencieuse, disparue.
« …tandis que le jus infâme et purulent s’écoule par les orbites du cadavre de bébé… »
De l’eau a coulé sous les ponts, depuis cette époque, où ce que l’on dépense aujourd’hui en un mois pouvait nous faire vivre 6 ans. Nous n’avions pas grand-chose, mais l’esprit était au partage. Quand quelqu’un recevait sa paie, il offrait à ses voisins des friandises pour fêter l’évènement. L’argent importait peu.
« …head-fucking avec un casque à pointe, aboiements de douleurs étouffés… »
J’arrête Mickey 3d, trop de joie de vivre tue la joie de vivre.
Au printemps, les libellules envahissaient la ville, tellement nombreuses qu’il suffisait de lever la main pour que l’une d’entre elles vienne s’y jeter. Pas de pollution, pas d’insécurité.
Les changements sont arrivés un à un, sans bruit.
Et un jour, Pékin n’était plus cette belle petite ville tranquille, mais cette mégapole sans visage. Tout était devenu payant, les hutongs était devenus immeubles dortoirs sans âme. Tout s’est passé si vite…

Telle est l’histoire d’Horacio, le plus bavard des Pékinois.
Ce soir, les nuages cachent les étoiles, je gratte la guitare sans trop y penser.
Zen.

06 décembre 2006

Une matinée normale.


« …merci puissant Christophe. Grâce à vous, la galaxie est à nouveau sauvée.
- Mais pour combien de temps ?
- Le plat de nouilles géant seul le sait. En attendant, veuillez accepter ce modeste présent en gage de notre gratitude : un séjour de 6 mois dans un centre d’entraînement de geishas-top-models-nymphomanes tous frais payés.
- Merci, mais le regard dans les yeux de ces enfants sera ma seule récompense.
- Votre grandeur vous…
- …non, mais je déconne hein, je m’en tape, des enfants. Je pars tout de suite ? On signe où ?
- Tugudugudu ! Bzzzz Bzzzzzz ! Tugudugudu ! Bzzzzzzzzzzzzzz !»

AAAAAAAAAAaaaaaaaaah ! Putain de réveil !
Déjà 8 heures ? Retour à la réalité moisie.
Un verre d’eau, 6 cookies, et je suis parti, dans le froid et l’hostilité.
Voilà la poufiasse de l’accueil. Tiens, ramasse mes clés, grognasse.
Tu vas t’ouvrir, saloperie de porte ? TU VAS T’OUVRIR ? C’est marqué ‘push’, je pousse, bordel. Je tire aussi, dans le doute. « Celle de gauche » me lance la servante. Effectivement, la porte de gauche marche mieux.
Pas de vélo volé pour aujourd‘hui, merci la Chine, c’est trop de bonté. Je roule à 5km/h, et le froid s’infiltre partout. Dans ma chambre, il faisait chaud.
Ah, mais dégage connard, d’où tu te permets de te placer sur ma trajectoire ? Tu mérites une mort lente et atroce, comme tous les autres. Mais avance, pétasse, t’as de la merde dans les jambes ou quoi ?
Aaaah horreur, quelqu’un que je connais. Vite, esquive. Pas de contact visuel. Se fondre dans la masse. Il pourrait essayer de me parler, le connard. Bon sang, il approche. Vite, une idée. Faire le mort ? Trop risqué, il pourrait tenter de me parler quand même. Courir ? Trop voyant, trop fatiguant. Changer de trajectoire, en évitant au maximum son champ visuel. Bingo ! Un détour de 500 mètres plus tard, je suis sauvé, vélo cadenassé, je pousse la porte de cours.
« Ni hao, dui bu qi », lancè-je laconiquement à la prof. Coup d’œil à la pendule : 5 minutes d’avance par rapport à mon retard moyen.
Je m’assois à ma place. Les quatre heures suivantes sont un flou total.

Le matin, j’aime pas les gens.
Le matin, c’est pas bien.

24 novembre 2006

Je suis complètement débile

Puisque c'est la mode des billets en forme de BDs moches...

Histoire vraie, bien sûr. D'ailleurs je connais toujours pas le prénom de mon colloc, mais c'est moins grave.
Suicidez moi.

06 novembre 2006

Procrastination

Parce qu’il n’y a rien de plus beau que de voir Max avoir tort, parce que je le vaux bien, parce que tout vaut mieux que de travailler, parce que c’est mon choix. Voici un billet en vrac.

Au commencement, tout était beau, tout était vide. Puis la matière fût. Puis moi.
Au commencement de ma conscience, tout était beau, et vide. Puis le monde fût, et avec lui, les farfadets.
Dans ces temps anciens et tumultueux, les farfadets régnaient en maîtres absolus et tyranniques sur ce monde nouveau, répandant terreur et sérieux parmi la populasse, opprimant les faibles, fouettant les mous, réprimant les falsificateurs. Leurs armes s’appelaient menace, morale, et intérêt. Ils en usaient, et abusaient, à tel point que nulle voix n’osait même à mots couverts remettre en question leur suprême autorité. Mais déjà il était né le sauveur, engendré du vide, enfant du néant, et lui qui les détruirait les farfadets n’en soupçonnèrent jusqu’au moment dernier jamais l’existence.
Procrastinatorak était son nom – du sang polonais probablement. Chassé par les siens, êtres de lumière, en raison de son affection trop prononcée pour la dive bouteille (ce qui soit dit en passant renforce la thèse polonaise), Procrastinatorak erra durant des éons dans l’infini de l’univers. Puis réalisa que construire un robot de combat était probablement la décision la plus logique à prendre. De fil en aiguille, Procrastinatorak en vint à l’idée d’aller exterminer les farfadets rigoristes à l’aide de son robot géant de combat (car oui le robot était géant). La bataille fut sans merci, mais à la fin, il n’en restait qu’un. Décapitant ses ennemis maléfiques, Procrastinatorak en absorba l’énergie sous forme d’éclairs tandis qu’un épais brouillard envahissait les lieux et qu’il hurlait à la mort comme le voulait la coutume en de telles occasions. Le monde était sauvé.

Mais bien sûr le monde n’était pas sauvé. Dans un éclat de lumière aveuglante, les corps des farfadets décapités fusionnèrent pour ne former plus qu’un farfadet-géant à tête de pieuvre, conformément aux lois et décrets en vigueur, à l’époque.

« Procrastinatorak , tu es un robot mort.
- Toi-même. »

La lutte s’engagea, terrible et magnifique. Feinte de corps, crochet, petit pont. Coups puissants, esquives en tous sens, tirs de missiles, taquets sur l’oreille. Les adversaires se jaugent, se testent. Jolie tentative de chat-bite de la part de Procrastinatorak , le farfadet géant se perche, le statu quo est parfait. Mais alors arrive Boursouflodzilla.

Boursouflodzilla, monstruosité engendrée par la folie des hommes. Innocente amibe radioactivement dilatée par l’explosion d’un vaisseau mère en antarctique, elle revient, et elle n’est pas contente.
D’un coup de dents, elle arrache la tête de pieuvre du farfadet géant, et absorbe à son tour son énergie en gargouillant à la mort dans le brouillard. Procrastinatorak en profite pour défragmenter sa mémoire vive et mettre à jour son antivirus.

« Procrastinatorak , c’est entre toi et moi. Ce sera sans pitié, ce sera violent et brutal, j’ai même envie de dire sauvage. Je t’ai toujours détesté, tu es tout ce que je méprise le plus au monde, tu n’es pas invité à mon anniversaire, et je vais prendre plaisir à te voir mourir dans d’atroces souffrances.
- Voyons, c’est stupide, soyons amis.
- Ok. »

Tout ça pour ne pas réviser…